Biologie Sans Frontières                               
                 Développer pour ne plus assister !

ACCUEIL BSF » L’association » Editoriaux anciens » Développer pour ne plus (...)

Développer pour ne plus assister

Développer pour ne plus assister, sous-titre de notre association, idée force de ses " pères fondateurs ".

Ces fondateurs et nombre de ceux qui les rejoignirent dans les premières heures avaient une forte expérience des pays en voie de développement puisque beaucoup avaient passé " leur coopération " dans ces pays. Ce choix ne fut donc ni théorique ni dogmatique. Ce fut celui de la connaissance et aussi de la confiance qu’ils avaient dans leurs partenaires locaux.
Bien sûr ils se situaient, et BSF se situe toujours, dans des environnements ou la famine et d’autres fléaux n’était pas immédiatement menaçants, c’est à dire là où l’intervention urgente ne s’impose pas.

C’était – et reste – un choix difficile : devant la pauvreté, l’immensité des besoins, n’est-il pas trop tentant d’apporter un secours immédiat ? Notre conscience en est immédiatement soulagée, notre pitié satisfaite.
Résister à cette pulsion est d’autant plus difficile que certains autochtones tentent d’entretenir la mauvaise conscience d’une dette - colonisation et traite - que les générations " occidentales " devraient payer ad-libitum.
Mais secourir par un cadeau, quelle qu’en soit la raison, n’est-ce pas le pire des cadeaux ? Le meilleur service à rendre est-il vraiment d’enfermer ceux qu’on veut aider dans la dépendance d’un assistanat perpétuel ? N’est-ce pas le lit d’une autre colonisation, plus sournoise, moins glorieuse, mais bien plus efficace et durable puisque réalisée avec la complicité objective des colonisés.

Au-delà de ces considérations et plus concrètement : quelle sera la réaction de celui qui, dans les difficultés, reçoit cette aide immédiate, la reçoit souvent, est pris en charge, avec des compléments alimentaires, engrais, médicaments, réactifs... ? Pour beaucoup ce sera d’attendre une nouvelle aide pour son prochain problème.

Puisque ce secours est pire que le mal, il n’y a plus qu’à enseigner à pêcher plutôt que de donner du poisson... Développer pour ne plus assister.
C’est dans cette optique que BSF, au-delà de la mise en place de matériel technique – investissement de départ, en somme - poursuit sa politique de formation, de parrainage et refuse de fournir significativement des consommables. Et c’est ainsi que nous nous réjouissons lorsque certains revendiquent, comme l’Université des Montagnes (http://www.bsf.asso.fr/spip.php ?article121), non plus une aide mais une collaboration avec nous ! Vers le vrai chemin de la liberté, par l’autonomie.

Dr. Yves Gille

Lire nos anciens éditoriaux

Biologie Sans Frontières, mis à jour le 1er janvier 2012

›› En Haut  | 

Mesure d'audience ROI statistique webanalytics par WebAnalytics

 |  Mentions légales |  BSF Biologie Sans Frontières, Association Loi 1901 reconnue d'utilité publique par décret du 18 février 2010 (JO du 20/2)  |  © Créé par   Auteur site www.claude-colonna.fr à LYON