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A quelles demandes répondre ? Où porter nos efforts ?

A quelles demandes répondre ? Où porter nos efforts ?

Nous recevons 50 à 100 demandes par an et nous réalisons 15 à 20 inter- ventions. Pourquoi cette différence ?

Les demandes vont de la simple pêche à la ligne dans les domaines les plus variés (“nous sommes une ONG et avons besoin d’aide...”), jusqu’à des appels bien documentés. Ces demandes proviennent “d’ONG” de pays défavorisés comme d’associations françaises. Nous sommes comptables, au moins moralement, devant nos adhérents et donateurs, du succès à long terme de nos interventions. Nous devons éliminer les négligents, les demandeurs seulement politiques, les accapareurs divers... Pour effectuer ce tri, en première réponse nous envoyons un long question- naire : la majorité n’y répond pas ! Ensuite ? Un questionnaire évidemment négligé est facile à rejeter surtout si nos questions ultérieures restent sans réponse.

Mais, pour beaucoup de personnes vivant en pays défavorisés, la chose écrite, si évidente pour nous, est étrangère à leur culture et difficile à maîtriser. Nous avons rencontré plusieurs personnes parlant un français très correct, voire excellent, qui, à l’écrit, se révélaient presque incompréhensibles ! Certaines sont pleines de volonté et de capacités : le technicien Burkinabè qui orne le bandeau de notre site, devenu un ami, est techniquement excellent. Il a le sens critique et celui du faisable, un goût de la chose bien faite, un sens, rare, du contrôle de qualité et de l’importance médicale de ses résultats... mais il est absolument rétif à répondre à un mail ! Pratiquement nous ne pouvons échanger que lors de voyages au Burkina ! Comment alors établir un dialogue pour développer son laboratoire ? Devons nous y faire porter notre effort ? Pouvons nous en espérer un résultat sur le long terme ?

Inversement, quelques grosses structures ont une équipe spécialisée dans les sollicitations. Les demandes sont claires, documentées, chiffrées. Et sur le terrain nous découvrirons progressivement des techniciens peu motivés, des cliniciens inintéressés par le laboratoire, des administratifs absents et corrompus...

Oui, il est bien difficile de savoir où porter nos efforts ! Nous évoluons donc vers une politique plus sélective ; nous privilégions les audits préalables malgré leurs coûts ; nous refusons maintenant les envois de matériels non accompagnés d’intervenants... Nous tendons à faire moins mais de façon plus suivie et approfondie.

Yves GILLE, vice-président de BSF

Biologie Sans Frontières, mis à jour le 12 septembre 2016

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